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Chirurgie oncologique gynécologique

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La chirurgie oncologique gynécologique à l’ISHH

 

Opération Institut du Sein Henri HartmannAlors que le cancer du col utérin peut être diagnostiqué à un stade précoce grâce au dépistage par frottis cervico-utérin, il n’existe pas de technique simple pour dépister les cancers de l’endomètre et de l’ovaire.

En présence de certains signes cliniques tels que saignements anormaux (en dehors des règles, après la ménopause), gêne abdominale, douleurs pelviennes, augmentation du volume abdominal, il est recommandé de consulter son médecin, car ces signes peuvent être évocateurs d’un cancer gynécologique.

La localisation de la tumeur, le stade du cancer et l’état général de la patiente orientent le choix du traitement. Ce choix est discuté lors de réunions en présence de plusieurs spécialistes : gynécologues, oncologues, chirurgiens, radiothérapeutes… En cas de maladie localisée, la chirurgie est le traitement de référence.

 

Cancer de l’endomètre

Épidémiologie du cancer de l’endomètre

C’est le cancer gynécologique le plus fréquent en France (hors cancer du sein). Il se situe au 4ème rang des cancers chez la femme (Données incidence GLOBOCAN 2018).

Les facteurs de risque sont l’obésité, le diabète, un traitement par tamoxifène, ou plus rarement une prédisposition génétique dont le syndrome de Lynch.

Diagnostic du cancer de l’endomètre

Il survient le plus souvent après la ménopause, l’âge moyen au moment du diagnostic est de 68 ans.

Le diagnostic repose sur des signes cliniques, une échographie pelvienne, sus-pubienne et endovaginale pour rechercher une hypertrophie endovaginale, un examen anatomopathologique (étude histologique, stade et grade du cancer) réalisé sur biopsie ou après une hystéroscopie curetage. Puis un bilan d’extension par IRM pelvienne est réalisé systématiquement.

Ce cancer bénéficie d’un pronostic favorable.

Traitement du cancer de l’endomètre

Le traitement de référence est la chirurgie si le stade et l’état de la patiente le permettent. La chirurgie standard est l’hystérectomie totale (ablation utérus) avec salpingo-ovariectomie bilatérale (ablation des deux trompes de Fallope et des deux ovaires).

Des gestes complémentaires tels qu’une lymphadénectomie (ablation des ganglions lymphatiques) et/ou une omentectomie (ablation de l’épiploon qui est la fine membrane qui recouvre l’estomac et le gros intestin) peuvent être réalisés.

La chirurgie mini-invasive par coelioscopie est privilégiée pour les tumeurs limitées au corps utérin (Stades I/T1).

La chirurgie peut être complétée par la radiothérapie externe ou la curiethérapie (implantation d’une source radioactive directement dans la tumeur et/ou son environnement).

Une chimiothérapie peut être instaurée avant et/ou après la chirurgie ou la radiothérapie.

 

Cancer du col utérin

Épidémiologie du cancer du col utérin

C’est la  9ème cause de cancer chez la femme en France (Données incidence GLOBOCAN 2018).

La cause la plus fréquente de développer ce type de cancer est une présence prolongée du virus papillomavirus humain HPV 16 ou HPV 18, transmis sexuellement. Ce cancer est d’évolution lente, il met 10 à 15 ans à se développer après cette infection persistante.

Prévention du cancer du col utérin

Le dépistage par frottis cervico-utérin, effectué tous les 3 ans après 2 frottis annuels normaux chez les femmes de 25 à 65 ans, permet de détecter des cellules précancéreuses ou de poser un diagnostic précoce du cancer du col de l’utérus.

Une vaccination contre les Papillomavirus HPV 16 et 18 existe pour éviter l’infection, mais un dépistage régulier reste indispensable.

Diagnostic du cancer du col utérin

Le diagnostic se fait le plus souvent chez des femmes jeunes, l’âge moyen au moment du diagnostic est de  51 ans.

Un cancer est suspecté en cas de frottis cervico-utérin anormal et/ou des symptômes. Le diagnostic est confirmé par un examen anatomopathologique des prélèvements réalisés au niveau des lésions par biopsie ou conisation (acte chirurgical qui consiste à retirer une partie du col utérin). Une IRM pelvienne permet d’évaluer l’étendue du cancer.

Traitement du cancer du col utérin

Adapté à chaque cas et selon le type et le stade de la tumeur, le traitement repose sur la chirurgie et/ou la radiothérapie (externe ou curiethérapie) et/ou la chimiothérapie.

Selon le stade du cancer, la chirurgie consiste en une conisation ou amputation du col de l’utérus, une hystérectomie simple ou élargie avec suppression de la partie supérieure du vagin, des trompes utérines et fréquemment des ovaires et de certains tissus voisins de l’utérus. Une lymphadénectomie peut aussi être pratiquée.

La chirurgie s’effectue par voie vaginale, coelioscopie ou laparotomie.

 

Cancer des ovaires

Épidémiologie du cancer des ovaires

C’est la ­6ème cause de cancer chez les femmes en France (Données incidence GLOBOCAN 2018).

Les facteurs de risque sont la prédisposition génétique (mutation des gènes BRCA 1 ou 2), le syndrome de Lynch, l’obésité, la nulliparité, les règles précoces, la ménopause tardive et l’âge. En revanche, la contraception orale, la grossesse, l’allaitement et la ligature des trompes diminueraient le risque de cancer de l’ovaire.

Diagnostic du cancer des ovaires

L’âge moyen lors du diagnostic est de 65 ans.

Il est souvent découvert à un stade avancé, les ovaires étant des organes profonds, une tumeur ovarienne peut déjà avoir un volume important avant de provoquer des symptômes. De plus, le dépistage est inefficace.

Le diagnostic repose sur des signes cliniques évocateurs, un examen clinique comprenant un examen abdominal, la palpation des ganglions et des touchers vaginal et rectal, une échographie abdominopelvienne sus-pubienne et endovaginale, une IRM pelvienne si besoin, un dosage du marqueur CA-125 et un examen anatomopathologique. Le bilan d’extension est réalisé par tomodensitométrie thoraco-abdominopelvienne.

Traitement du cancer des ovaires

Le cancer de l’ovaire se traite par la chirurgie dont l’objectif est la résection complète des lésions cancéreuses et par de la chimiothérapie après ou avant la chirurgie. Il est souvent recommandé de retirer les deux ovaires, les deux trompes de Fallope et l’utérus et éventuellement d’autres organes atteints proches des ovaires.

Le plus souvent, l’opération nécessite une laparotomie ce qui permet au chirurgien d’observer si d’autres organes sont atteints.

 

Suivi médical après un cancer gynécologique

Après traitement, des consultations régulières reposant essentiellement sur un examen clinique et si nécessaire analyse de sang ou examen d’imagerie ont lieu en général tous les 4 mois pendant 2 ans, puis tous les 6 mois pendant 3 ans et enfin tous les ans.

Ces consultations ont pour but de détecter des effets indésirables tardifs, une récidive, un second cancer, mais sont aussi un moment d’échanges avec le médecin pour discuter de la qualité de vie (fatigue, état dépressif, troubles sexuels, arrêt du tabac, reprise des activités sportives…), de la réinsertion sociale et professionnelle, et de toute autre question que la patiente juge nécessaire.

Les médecins du département chirurgie oncologique gynécologique

Eric Sebban cancérologue chirurgien gynécologique

Eric Sebban
Chirurgien cancérologue et gynécologue

Didier Bourgeois cancerologue chirurgie gynecologique

Didier Bourgeois
Chirurgien cancérologue et gynécologue

France Rochard chirurgien cancérologue gynécologue

France Rochard
Chirurgien cancérologue et gynécologue