01.88.31.15.93

Secrétariat médical

Lundi au Vendredi de 8h à 20h

Fermé Samedi et Dimanche

48 ter Boulevard Victor Hugo

92200 Neuilly-sur-Seine

Suivez-nous

Examen anatomopathologique du cancer du sein

Examen anatomopathologique du cancer du sein : tour d’horizon

5/5 - (1 vote)

Ce qu'il faut retenir

L'anatomopathologie est cruciale dans l'étude du cancer du sein, fournissant des informations détaillées sur les caractéristiques tumorales pour guider le traitement et le pronostic.

  • L'analyse anatomopathologique évalue la taille, le grade et les biomarqueurs de la tumeur.
  • Elle distingue le carcinome in situ de l'infiltrant.
  • La recherche de biomarqueurs est essentielle.
  • Le grade histopronostique d'Elston-Ellis évalue l'agressivité.

L’anatomopathologie est un examen clé dans le diagnostic et le traitement du cancer du sein. Cette analyse est réalisée sur des tissus prélevés lors d’une biopsie ou d’une intervention chirurgicale. Elle apporte des informations précieuses sur la nature de la tumeur dans le but d’établir la stratégie thérapeutique et d’évaluer le pronostic de la maladie.

Les étapes du diagnostic du cancer du sein

Consultation et examens

Lorsqu’un cancer du sein est suspecté, le spécialiste réalise une série d’examens pour confirmer la présence de la tumeur. Ce bilan comporte un interrogatoire et un examen clinique, suivis d’une mammographie des deux seins, d’une échographie des seins et des ganglions et, dans certains cas, d’une IRM mammaire.

Si une lésion suspecte est détectée, une biopsie est effectuée. Les échantillons ainsi prélevés sont analysés par un anatomopathologiste qui évalue la taille, le grade de la tumeur et la présence de biomarqueurs.

Les différents grades du cancer du sein

Le grade histopronostique d’Elston-Ellis (grade du cancer du sein) est un score qui évalue l’agressivité d’une tumeur mammaire en fonction de l’aspect des cellules observées au microscope.

On distingue trois grades différents :

  • Grade 1. Tumeur peu agressive, à croissance lente.
  • Grade 2. Tumeur intermédiaire.
  • Grade 3. Tumeur agressive, à évolution plus rapide.

À noter : le grade diffère du stade. Il mesure l’agressivité des cellules tumorales, tandis que le stade décrit l’étendue de la maladie dans l’organisme.

Le déroulement de l’analyse anatomopathologique du cancer du sein

L’anatomopathologie est un examen du cancer du sein effectué à deux étapes de la prise en charge : sur les échantillons prélevés lors d’une biopsie mammaire ou suite à une chirurgie oncologique du sein (une mastectomie ou une tumorectomie). Si besoin, elle peut être réalisée pendant l’intervention chirurgicale. On parle alors d’examen extemporané.

L’examen macroscopique et l’observation des marges

Le médecin pathologiste réalise un examen à l’œil nu des prélèvements et des pièces opératoires pour en décrire l’aspect.

Dans un contexte chirurgical, il recouvre l’échantillon d’une encre indélébile afin d’examiner les marges d’exérèse, c’est-à-dire la zone de tissu sain autour de la tumeur. Si les bords révèlent des cellules cancéreuses, une intervention chirurgicale supplémentaire peut être envisagée.

L’examen microscopique

L’examen histologique est primordial dans le traitement et le pronostic du cancer du sein.

L’anatomopathologiste découpe de fines lamelles de tissu dans les prélèvements. Ces coupes sont ensuite préparées et analysées au microscope pour déterminer les différentes caractéristiques de la tumeur.

La recherche des biomarqueurs et des récepteurs hormonaux

Des analyses complémentaires, comme l’immunohistochimie, permettent de rechercher des biomarqueurs dans l’échantillon tissulaire.

L’anatomopathologiste évalue le niveau d’expression de la molécule Ki67, un marqueur de la prolifération cellulaire. Il recherche la présence de certaines molécules stimulant la prolifération tumorale : les récepteurs aux œstrogènes (ER), les récepteurs à la progestérone (PR), les récepteurs à la croissance épidermique 2, ou HER2.
Examen anatomopathologique

Comprendre la différence entre le carcinome in situ et le carcinome infiltrant

L’analyse anatomopathologique permet d’évaluer l’agressivité de la tumeur. Il existe différents types de tumeurs malignes du sein. Pour les distinguer, on les classe en fonction des cellules dans lesquelles elles ont pris naissance : les cellules des canaux galactophores, les lobules et la membrane basale.

Le plus souvent, la tumeur apparaît dans les canaux galactophores. On parle alors de carcinome canalaire. Plus rarement, elle se développe dans les lobules, c’est-à-dire les glandes qui produisent le lait. On parle alors de carcinome lobulaire, un type de cancer qui peut être non infiltrant (in situ) ou infiltrant.

Les tumeurs in situ

On dit qu’un cancer est in situ lorsque la tumeur ne dépasse pas la membrane basale et n’envahit pas les tissus avoisinants.

Le carcinome canalaire in situ (CCIS) est une forme non invasive du cancer du sein. Il entraîne la prolifération des cellules cancéreuses à l’intérieur des canaux galactophores, sans s’étendre aux tissus environnants. Le carcinome lobulaire in situ (CLIS) se forme dans les cellules présentes dans les lobules et reste localisé, sans propagation aux tissus environnants. Il peut apparaître dans plusieurs parties du sein, voire dans les deux seins. Il ne s’agit pas d’un état précancéreux ou d’un cancer, mais d’un marqueur qui révèle un risque plus élevé de développer un jour un cancer du sein.

Les cancers infiltrants

Le carcinome infiltrant est un type de cancer invasif fréquent, qui représente près de 75 % des cancers du sein diagnostiqués chaque année :

Ces tumeurs se distinguent par leur capacité à franchir la membrane basale et à s’étendre aux tissus avoisinants, voire aux ganglions lymphatiques. En présence d’un cancer infiltrant, l’analyse des ganglions est essentielle pour évaluer l’étendue de la maladie et adapter le traitement.

Les méthodes thérapeutiques actuelles offrent un taux de survie à cinq ans d’environ 80 %.