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La reconstruction mammaire par prothèse

La reconstruction mammaire est une intervention pratiquée dans l’optique de redonner au sein un aspect naturel après que son apparence ait été altérée.

Cette opération est couramment effectuée dans le cadre du traitement du cancer du sein, qui nécessite classiquement une mastectomie, ablation totale ou partielle de l’organe mammaire.

Bien qu’il existe différentes techniques pour reconstruire un sein à la suite d’une mastectomie, l’utilisation d’une prothèse est actuellement l’intervention privilégiée en France.

 

La reconstruction mammaire par prothèse, qu’est-ce que c’est ?

La reconstruction mammaire par prothèse consiste à insérer un implant au niveau du sein pour lui redonner une forme et un volume naturels.

Cette opération peut être réalisée en même temps que l’ablation du sein (reconstruction mammaire immédiate) ou en différé, c’est-à-dire plusieurs mois ou années plus tard.

Il convient de noter qu’il n’y a pas de délai maximum pour faire reconstruire son sein, que ce soit à l’aide d’une prothèse mammaire ou d’un lambeau.

L’utilisation d’une prothèse mammaire est particulièrement indiquée en cas de mastectomie totale (chirurgie radicale), c’est-à-dire lorsque le traitement du cancer du sein a nécessité l’ablation complète de l’organe mammaire.

Dans de rares cas, elle peut toutefois être envisagée en cas de mastectomie partielle (tumorectomie) lorsqu’une grande quantité de tissus a été ôtée au cours de l’opération.

Aujourd’hui, l’utilisation de prothèses mammaires est la solution la plus fréquemment utilisée en France pour reconstruire un sein à la suite d’une mastectomie totale.

 

Techniques de reconstruction mammaire par prothèse

La reconstruction mammaire à l’aide d’une prothèse est effectuée soit en en une seule fois (prothèse permanente), soit en deux temps opératoires (prothèse d’expansion). L’opération s’effectue sous anesthésie générale et dure généralement entre 1h et 2h.

Dans un premier temps, le tissu intérieur du sein est retiré afin d’éliminer toutes les cellules cancéreuses avec une marge suffisante pour réduire au mieux les risques de récidive. Cette première étape correspond à la mastectomie, chirurgie curative destinée à traiter le cancer.

Lorsque la pose d’une prothèse est effectuée en différé, le chirurgien reprend généralement une partie de la cicatrice laissée par la mastectomie afin d’éviter d’altérer davantage l’aspect du sein.

Lorsque la peau du sein est en bonne santé, notamment lorsqu’elle n’a pas subi de radiothérapie, et qu’elle peut être conservée en quantité suffisante au cours de la chirurgie curative, une prothèse permanente est directement posée sous le muscle, la graisse et la peau de la poitrine.

C’est souvent l’option privilégiée en cas de reconstruction mammaire immédiate, une technique qui permet de conserver le volume de peau nécessaire au cours de la mastectomie, ainsi que le mamelon et l’aréole si la tumeur cancéreuse est suffisamment éloignée de ces tissus.

Il convient toutefois de noter que le recours à une reconstruction immédiate n’est pas toujours possible en fonction du type de cancer diagnostiqué et des thérapies adjuvantes et/ou néoadjuvantes mises en œuvre pour lutter contre la maladie.

Lorsque la peau du sein a été fragilisée par une radiothérapie, ou qu’elle n’a pas pu être conservée en quantité suffisante, ce qui est classiquement le cas lors d’une reconstruction mammaire différée et/ou quand la tumeur est située près des tissus cutanés et nécessite leur ablation, le chirurgien peut avoir recours à une prothèse temporaire, dite d’expansion.

Celle-ci prend la forme d’une petite poche vide, qui est ensuite remplie de sérum physiologique toutes les 1 ou 2 semaines pendant 2 à 3 mois, afin de prendre petit à petit du volume.

Cette méthode permet ainsi à la peau de s’étirer progressivement, jusqu’à ce que le sein atteigne la taille souhaitée.

Une fois que le sein a retrouvé un volume naturel, qui correspond aux attentes de la patiente établies en concertation avec l’équipe médicale avant l’opération, la prothèse temporaire est ôtée et remplacée par une prothèse permanente.

 

Les soins postopératoires après une reconstruction mammaire par prothèse

Une reconstruction mammaire par prothèse est suivie d’une hospitalisation durant 24 heures à 1 semaine en fonction de l’état de santé de la patiente.

À la suite de l’intervention, des pansements sont mis en place et une médication est prescrite pour gérer la douleur et éviter les troubles de la coagulation.

La patiente est invitée à surveiller et à signaler tout signe de complications pouvant se manifester par des douleurs vives et persistantes, des saignements, un hématome important, une modification de l’aspect de la cicatrice, une coloration de la peau, des écoulements purulents ou l’apparition d’épisodes de fièvre.

Une visite postopératoire avec le chirurgien est généralement effectuée 10 à 15 jours à la suite de l’intervention afin de s’assurer que la guérison se déroule comme prévu et de prévoir d’éventuelles nouvelles interventions pour retoucher l’aspect du sein.

Après la pose d’une prothèse mammaire, les patientes peuvent notamment avoir recours au lipomodelage, une intervention mineure qui améliore l’aspect naturel du sein.

 

Tarif d’une reconstruction mammaire par prothèse

Lorsqu’elle intervient dans le cadre du traitement d’un cancer du sein, la reconstruction mammaire par prothèse est entièrement remboursée par l’Assurance Maladie.

Les soins postopératoires et les éventuelles opérations visant à retoucher l’aspect du sein sont également pris en charge.

Il est toutefois nécessaire de faire appel à un chirurgien conventionné pour bénéficier du remboursement complet de ces interventions.

La reconstruction mammaire par prothèse est la technique la plus simple à réaliser pour reconstruire un sein après une mastectomie totale.

Si cette intervention est moins lourde et douloureuse que la reconstruction autologue (par lambeau), ses résultats finaux sont aussi moins naturels.

Le choix d’opter pour l’une ou l’autre de ces techniques repose tant sur les options offertes par l’état de santé et la morphologie de la patiente que sur ses choix personnels, qui doivent être éclairés par les informations exhaustives apportées par l’équipe médicale.

(SOURCE : https://www.diep-asso.fr/content/la-prothèse-et-lexpandeur ; https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-du-sein/Reconstruction-mammaire/Protheses-mammaires-internes )