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Ménopause et cancer du sein

Ménopause et cancer du sein : un risque accru de développer un cancer à la suite des traitements hormonaux

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Ce qu'il faut retenir

Une étude épidémiologique récente confirme l'augmentation du risque de cancer du sein lié aux traitements hormonaux substitutifs (THS) pour la ménopause, particulièrement avec une utilisation prolongée.

  • L'étude établit un lien statistique, mais pas une preuve formelle de causalité.
  • Seuls les gels aux œstrogènes locaux ne semblent pas présenter ce risque.
  • Les prescriptions de THS ont diminué suite à ces résultats.
  • L'utilisation des THS est désormais plus ciblée et personnalisée.

Afin d’améliorer la prévention du cancer du sein, une étude épidémiologique alerte sur un risque accru de développer un cancer du sein chez les patientes traitées par traitement hormonal substitutif (THS) de la ménopause.

 

Ménopause et cancer du sein

La ménopause désigne une diminution brutale de la production d’œstrogène et de progestérone par les ovaires et l’arrêt des règles. Elle survient en moyenne chez les femmes autour de 50 ans. Cette phase de transition hormonale engendre souvent des symptômes indésirables.

Pour cette raison, de nombreuses patientes ménopausées se voient proposer un traitement hormonal de substitution afin de remédier aux difficultés physiques ou psychologiques, telles que sécheresse vaginale, bouffées de chaleur, etc. Cependant, selon les conclusions de plusieurs études, ces traitements hormonaux représentent une augmentation du risque de cancer du sein.

Ménopause et prise d'hormones

Lire également notre article sur les symptômes du cancer du sein

Prévention du cancer du sein : les THS augmentent le risque de tumeur

Publiée en août 2019 dans la revue britannique The Lancet, l’étude a porté sur plus de 100 000 dossiers de patientes afin de déceler les possibles corrélations entre hormones et cancer du sein. Les chercheurs ont épluché les dossiers des patientes traitées par tous les traitements hormonaux, en s’intéressant aux données de 58 études observationnelles.

Les conclusions indiquent que tous les THS présentent des risques de cancer du sein en augmentation, en fonction de la durée du traitement hormonal reçu. Cependant, les résultats soulignent la mise en évidence d’un lien statistique sans toutefois pouvoir affirmer de façon formelle un lien de cause à effet entre traitements hormonaux de la ménopause et dépistage du cancer du sein. Selon les auteurs, seuls les gels aux œstrogènes (en application locale) ne représentent pas de risque augmenté.

 

Hormones et cancer du sein : la durée du traitement influence le risque

Les chercheurs ont par ailleurs mis en évidence une relation entre la durée de prise d’un THS et l’augmentation du risque de développer un cancer du sein. Plus le traitement hormonal est long, plus le risque est accru. Ils notent ainsi une probabilité de tumeur maligne deux fois plus élevée chez les patientes traitées par THS pendant 10 ans vs un THS suivi pendant 5 ans. En revanche, un THS suivi seulement pendant un an n’aurait pas d’incidence notable.

Chez une patiente n’ayant pas bénéficié d’un traitement hormonal de la ménopause, le risque de développer un cancer du sein est de 6,3 %. En revanche, chez une patiente du même âge, ayant été traitée pendant 5 ans par traitement hormonal avec œstrogènes et progestérone en continu, cette probabilité s’élève à 8,3 %. Dans des conditions de délivrance et de durée identiques (5 ans), un traitement hormonal intermittent associant œstrogènes et progestérone représente 7,7 % de probabilité, contre 6,8 % chez les patientes traitées seulement par œstrogènes.

Lire aussi notre article sur l’autopalpation des seins

 

Prévention du cancer du sein : diminution des prescriptions de THS

Des études plus anciennes avaient déjà tiré la sonnette d’alarme, entraînant une diminution des prescriptions des traitements hormonaux de la ménopause dans les années qui ont suivi. Le THS n’est plus prescrit de façon systématique, mais plutôt réservé à des situations particulières et en cas de symptômes trop handicapants, afin de réduire le risque. La durée de prescription et les dosages ont également été ré évalués pour limiter au maximum les effets secondaires et les potentiels risques.

Ainsi, en France, les prescriptions de THS chez les femmes âgées de 50 à 60 ans ont diminué de 62 % entre 2002 et 2006. Dans le même temps, on note une diminution de l’incidence des cancers du sein chez la femme pour cette même tranche d’âge (moins de nouveaux cas de cancer).

Par ailleurs, d’autres facteurs sont susceptibles d’influencer la survenue des tumeurs cancéreuses, comme le surpoids et l’obésité, les antécédents familiaux et personnels, le tabagisme, la consommation d’alcool ou encore l’âge de la première grossesse. Ces facteurs sont pris en compte par l’équipe médicale avant toute prescription de traitement hormonal de la ménopause, afin de bien évaluer les bénéfices et risques pour chaque patiente et contribuer à la lutte contre le cancer.

Manhae et cancer du sein : avis médical sur les effets secondaires possibles des compléments alimentaires 

À ce jour, aucune recherche scientifique ne montre que la consommation de Manhaé (complément alimentaire destiné à soulager les symptômes de la ménopause) augmente le risque de cancer ou de récidive du cancer du sein.

En revanche, une étude réalisée par le SWOG Cancer Research Network, publiée dans le Journal of Clinical Oncology et relayée par l’American Cancer Society, a mis en évidence un signal important: les patientes atteintes d’un cancer du sein qui consommaient des compléments alimentaires comportant des antioxydants (vitaminesA,C,E, caroténoïdes, coenzymeQ10) à la fois avant et pendant leur chimiothérapie présentaient un risque plus élevé de récidive (+41%) et de décès (+40%). Cet effet n’était pas retrouvé lorsque ces suppléments étaient pris uniquement avant ou uniquement pendant le traitement. L’étude a également observé un risque accru chez les patientes consommant de la vitamineB12, du fer ou des oméga-3, alors que les multivitamines ne semblaient pas impacter ce risque.

La consommation de Manhaé pendant la ménopause est elle recommandée ?

Ces résultats invitent à la prudence, certains antioxydants, lorsqu’ils sont pris sous forme de compléments, pourraient réduire l’efficacité des traitements anticancéreux, notamment la chimiothérapie. Comme Manhaé contient de la vitamine E, un antioxydant, il est fortement conseillé aux femmes suivies pour un cancer du sein, que ce soit pendant le traitement ou après , d’en discuter avec leur médecin avant d’envisager de consommer ce complément alimentaire.

En résumé, il n’existe pas d’alerte spécifique sur Manhaé, mais face à un traitement anticancéreux, la vigilance est essentielle pour tous les compléments contenant des antioxydants.