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Traitement cancer du sein triple négatif

Traitement du cancer du sein triple négatif – Le succès de l’association chimiothérapie & immunothérapie

Une étude menée sur 902 patients a démontré des avancées prometteuses dans le traitement du cancer triple négatif par immunothérapie.

Présentés au congrès ESMO (société européenne d’oncologie médicale) en 2018, les résultats de cette étude marquent un nouveau pas dans la lutte du cancer du sein triple négatif, une maladie particulièrement agressive.

Associé à une chimiothérapie, l’immunothérapie s’est en effet montrée capable d’augmenter l’espérance de vie des patients atteints par ce type de cancer, dont le pronostic est habituellement très sombre.

Le cancer du sein triple négatif

La plupart des cancers du sein triple négatifs sont des carcinomes canalaires infiltrants ou, plus rarement, des carcinomes canalaires in situ.

Ce type de cancer est davantage représenté chez les femmes de moins de 50 ans, et d’origines africaines et asiatiques.

En général, le cancer du sein triple négatif est une tumeur agressive, située à un stade avancé de son évolution.

Du fait du caractère agressif de la maladie, le risque de voir le cancer se propager dans d’autres parties de l’organisme est élevé, et les rechutes à 5 ans sont significativement plus fréquentes que dans le cas de cancers hormonodépendants.

Le cancer triple négatif ne se propage en revanche pas aux os et aux ganglions lymphatiques, comme peuvent le faire les autres types de cancers du sein.

À l’inverse des cancers hormonodépendants – majoritairement répandus – les cellules du cancer du sein triple négatif ne présentent aucun récepteur d’œstrogènes et de progestérone, ni de protéines HER2 et ErbB2.

L’hormonothérapie n’est donc pas une option de traitement, le cancer triple négatif ne s’avérant pas sensible aux hormones.

De fait, le cancer triple négatif est traditionnellement traité par chimiothérapie, généralement en complément d’une chirurgie et souvent associée à une radiothérapie.

Ces protocoles de traitements ne se montrent cependant pas toujours efficaces pour éliminer les métastases et les cellules cancéreuses, capables de muter rapidement dans le cas du cancer triple négatif.

L’immunothérapie contre le cancer du sein triple négatif

Très prometteuse, l’immunothérapie est un traitement consistant à mobiliser les défenses immunitaires du patient pour lutter contre les cellules cancéreuses.

Le système immunitaire assure habituellement l’élimination des bactéries et virus provenant de l’extérieur, afin de protéger l’organisme de diverses pathologies.

En principe, le système immunitaire devrait également parvenir à détecter et à éliminer les cellules cancéreuses, mais dans les faits cela reste très rare.

L’immunothérapie vient restaurer cette fonction, dans l’optique de rendre le système immunitaire actif face au cancer.

Si des traitements de ce type sont déjà proposés dans le cadre de la lutte contre le cancer du sein, l’immunothérapie demeure encore au cœur des recherches dans le domaine de la cancérologique.

(SOURCE : http://www.cancer.ca/fr-ca/cancer-information/diagnosis-and-treatment/chemotherapy-and-other-drug-therapies/immunotherapy/?region=qc )

L’association immunothérapie et chimiothérapie dans le traitement du cancer triple négatif

L’étude présentée à l’ESMO a permis d’évaluer les effets d’un traitement associant une chimiothérapie et une immunothérapie chez la moitié des 902 patients suivis, l’autre moitié des sujets de l’étude recevant uniquement une chimiothérapie.

L’immunothérapie utilisée dans le cadre de cet essai (atezolizumab) avait pour objectif de bloquer l’activité d’une protéine (PD-L1) que l’on retrouve dans certaines tumeurs.

La protéine PD-L1 agit en effet comme un inhibiteur sur le système immunitaire, empêchant le corps du patient de se défendre comme l’invasion des cellules cancéreuses.

À travers l’immunothérapie, l’atezolizumab vient supprimer cette action pour réactiver la réponse immunitaire de l’organisme contre le cancer.

À la suite d’environ 13 mois de suivi, l’étude a démontré que l’association de la chimiothérapie et de l’immunothérapie pouvait permettre d’allonger la période au cours de laquelle le cancer ne progressait plus chez l’ensemble des patientes.

Cette durée s’est ainsi étendue de 5.5 mois à 7.2 mois en moyenne, et de 5 mois à 7.5 mois chez les patientes dont les cancers exprimaient la protéine PD-L1 de manière significative.

La durée de survie des patientes suivant ce protocole de traitement novateur a également progressé de 4 moins en moyenne, et s’est étendue jusqu’à 10 mois chez les sujets exprimant plus fortement la protéine PD-L1.

(SOURCE : https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1809615 )

L’immunothérapie représente un bel espoir dans la lutte contre les cancers agressifs, comme c’est le cas du cancer triple négatif qui représente 10% à 20% des cancers du sein.

À l’heure actuelle, des recherches sont également menées sur le potentiel d’une association immunothérapie et radiothérapie, un traitement qui pourrait aussi s’avérer très prometteur.

La réactivation du système immunitaire, initialement conçu pour défendre le corps humain contre toute maladie, représente un axe très important en recherche cancérologique, et on ne peut qu’espérer voir de nouvelles avancées médicales survenir dans les années à venir.