Quand faut-il envisager le changement de ses prothèses mammaires ?
Principaux points abordés dans cet article
Le changement des prothèses mammaires devient nécessaire en cas de déformation, douleur, rupture ou projet esthétique. Un contrôle régulier et un suivi médical sont essentiels pour détecter d’éventuelles anomalies. L’intervention se fait sous anesthésie générale, en remplaçant les anciennes prothèses par de nouvelles, souvent via les mêmes incisions. Le choix de la taille et du type d’implants dépend des attentes de la patiente et de sa morphologie, permettant d’optimiser le résultat esthétique.
- Signes à surveiller : douleur, déformation, rupture.
- Changement sous anesthésie, convalescence rapide.
- Choix des nouvelles prothèses personnalisé.
Les prothèses mammaires sont des dispositifs médicaux qui permettent d’augmenter ou de restaurer le volume et la forme des seins. Elles sont utilisées dans le cadre d’une chirurgie esthétique ou reconstructrice, après une mastectomie par exemple. Mais les prothèses mammaires ne sont pas définitives, et il peut être nécessaire de les changer au bout d’un certain temps. Quels sont les signes qui doivent alerter ? Quand et comment procéder au remplacement des prothèses mammaires ? Faut-il choisir la même taille de bonnet ?
Les signes qui indiquent qu’il faut changer ses prothèses mammaires
Les prothèses mammaires sont généralement fabriquées en silicone, un matériau souple et résistant. Elles sont remplies soit de gel de silicone, soit de sérum physiologique. Les prothèses mammaires ont une durée de vie moyenne de 10 à 15 ans, mais elle peut varier selon les modèles, les fabricants et les conditions d’utilisation. Il est donc important de surveiller régulièrement l’état de ses prothèses et de consulter son chirurgien en cas de doute.
Certains signes peuvent indiquer qu’il est peut-être temps de changer ses implants mammaires, comme :
- Une modification de la forme, de la taille ou de la position des seins
- Une asymétrie ou une déformation des seins
- Une douleur, une gêne ou une sensation de tension au niveau des seins
- Une inflammation, une rougeur ou une infection au niveau des cicatrices
- Une rupture ou une fuite de la prothèse, qui peut entraîner une réaction inflammatoire ou la formation d’une coque autour de la prothèse
- Une usure ou un vieillissement de la prothèse, qui peut se traduire par une perte de souplesse ou de cohésion du gel
- Un changement de goût ou de projet esthétique, qui peut motiver une nouvelle intervention
Ces signes ne sont pas nécessairement graves, mais ils nécessitent une évaluation médicale. Il est recommandé de réaliser des examens de contrôle réguliers, comme une mammographie et/ou une échographie, pour vérifier l’intégrité des prothèses et repérer d’éventuelles anomalies mammaires.
Quand et comment procéder au changement de ses prothèses mammaires ?

Après contrôle médical, votre chirurgien peut vous recommander le changement des prothèses mammaires, selon l’évolution des implants et vos préférences. Il n’existe pas de règle universelle sur le moment idéal pour changer ses prothèses, mais il est préférable de ne pas attendre qu’elles soient trop dégradées ou qu’elles provoquent des complications et des inconforts trop importants.
Le changement des prothèses mammaires se fait sous anesthésie générale, lors d’une intervention chirurgicale dont la durée peut varier selon les gestes à réaliser. Le chirurgien retire les anciennes prothèses mammaires et les remplace par de nouvelles, en utilisant les mêmes incisions que lors de la première opération. Il peut également profiter de cette occasion pour corriger d’éventuels défauts esthétiques, comme une ptôse (affaissement) ou une asymétrie des seins.
De préférence, on garde le même positionnement des prothèses que lors de la première intervention, c’est-à-dire devant ou derrière le muscle pectoral, pour éviter de modifier la structure des tissus mammaires et de créer des irrégularités.
La convalescence après le changement des prothèses mammaires est similaire à celle de la première opération en termes de consignes et de signes cliniques transitoires. Il faut compter quelques jours de repos, éviter les efforts physiques et les mouvements brusques, porter un soutien-gorge de contention et suivre les prescriptions médicales. Mais la convalescence peut cependant être plus rapide, plus simple et moins douloureuse qu’après la première opération, car les tissus sont déjà adaptés à la présence des prothèses et il n’y a pas de création de loge prothétique.
Les cicatrices sont discrètes et s’estompent au fil du temps. Sauf cas particulier, ce sont les mêmes cicatrices que celles que vous aviez obtenues avec la première opération des seins.
Le résultat définitif est visible au bout de quelques mois, lorsque les prothèses se sont stabilisées et que les tissus se sont assouplis.
Quelle taille choisir pour ses nouvelles prothèses mammaires ?
Le choix de la taille des nouvelles prothèses mammaires dépend des attentes et des envies de la patiente, mais aussi de ses caractéristiques anatomiques, comme la largeur du thorax, la qualité de la peau ou le volume de la glande mammaire. Le chirurgien est là pour conseiller la patiente et lui proposer la taille la plus adaptée à sa morphologie et à son projet esthétique.
Il existe différents types de prothèses mammaires, qui se distinguent par leur forme (ronde ou anatomique), leur profil (bas, modéré ou haut) et leur texture (lisse ou texturée). Le choix du type de prothèse influence également le rendu final, en termes de galbe, de projection et de naturel des seins. Le chirurgien peut utiliser des simulateurs 3D ou des prothèses d’essai pour aider la patiente à visualiser le résultat potentiel.
Mais s’il n’y a pas de demande particulière, on recommande de conserver la même taille que celles posées lors de la première intervention mammaire.
Outre la prise en charge de potentielles complications médicales, le changement des prothèses mammaires peut être une opportunité pour la patiente de modifier ou d’améliorer son apparence, en fonction de ses souhaits et de ses attentes.