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cancer inflammatoire du sein

Cancer inflammatoire du sein: Symptômes, Dépistage et Traitements

Forme rare de cancer du sein, le cancer inflammatoire du sein est particulièrement agressif et n’est souvent diagnostiqué que tardivement. Il tient son nom de l’aspect que prend le sein atteint, rouge et enflé, qui est semblable à celui provoqué par une mastite (infection du sein).

Différent des autres types de cancers par sa progression rapide, le cancer inflammatoire se distingue aussi par ses symptômes atypiques.

 

Le cancer inflammatoire du sein

Le cancer inflammatoire du sein, ou mastite carcinomateuse, représente entre 1 % et 4 % des cancers du sein, avec une répartition mondiale non uniforme et une occurrence plus significative chez les femmes d’origine africaine.

Contrairement aux autres types de cancers qui se traduisent souvent par la formation d’amas de cellules atteintes statiques, le cancer inflammatoire comporte des cellules qui se déplacent dans les vaisseaux lymphatiques de la peau du sein.

Rapidement, ces cellules cancéreuses finissent par boucher les vaisseaux lymphatiques, engendrant une inflammation du sein.

Le taux de survie à 5 ans est de 30% à 50%, un pronostic plus négatif que dans le cas des autres cancers du sein.

Les causes de l’apparition du cancer inflammatoire ne sont pas encore connues : des théories virales, hormonales et génétiques ont été évoquées sans jamais être avérées.

(SOURCE : https://www.em-consulte.com/en/article/690668)

 

 

Les symptômes du cancer inflammatoire du sein

Les symptômes du cancer inflammatoire du sein se manifestent peu de temps après l’apparition de la maladie.

Une pluralité de symptômes se déclenche simultanément, avec, en premier lieu, un changement d’apparence de la peau du sein qui devient rouge (érythème), voire violacée.

Le sein devient ensuite enflé, chaud et lourd, la peau s’épaissit et change d’aspect pour devenir capitonnée (peau d’orange), le mamelon se rétracte vers l’intérieur (mamelon inversé) et une masse peut être observée au niveau de l’aisselle ou de la clavicule.

Ces symptômes s’accompagnent de douleurs, démangeaisons ou sensations de brûlure, ce qui les rend encore plus semblables à ceux d’une mastite commune et non cancéreuse.

De fait, la mastite est souvent suspectée et traitée (inutilement), ce qui retarde le diagnostic du cancer et assombrit le pronostic.

Dès lors qu’il est décelé, le cancer inflammatoire est considéré comme un cancer de stade 3B du fait de son haut potentiel métastatique, c’est-à-dire un cancer déjà avancé et qui a commencé à envahir les tissus voisins.

 

Le diagnostic du cancer inflammatoire du sein

Le diagnostic du cancer inflammatoire du sein se fait davantage à travers l’observation de symptômes inflammatoires (rougeur, gonflement, douleur…) que de symptômes typiques des cancers (présence de masses à la palpation).

Des examens similaires à ceux appliqués en cas d’autres types de cancers sont ensuite programmés pour déterminer le stade d’évolution de la maladie et définir un protocole de traitement adapté.

Il s’agit habituellement d’un examen clinique des seins et de l’état de santé général de la patiente, d’une mammographie ou d’une échographie mammaire, d’une biopsie et d’analyses cytologiques.

 

Les traitements du cancer inflammatoire du sein

RADIOTHÉRAPIE CANCER DU SEINLe traitement d’un cancer inflammatoire du sein est toujours personnalisé et varie donc d’une patiente à une autre. En général, une association de traitements est nécessaire pour offrir le meilleur pronostic aux patientes, sans quoi le taux de survie à 5 ans est de moins de 5%.

Le traitement de référence comprend une mastectomie complète associée à un curage axillaire, ainsi qu’une chimiothérapie néo-adjuvante (précédant la chirurgie) et une radiothérapie.

Les chirurgies conservatrices, consistant en une exérèse de la tumeur cancéreuse en préservant les tissus mammaires sains, ne sont généralement pas envisageables pour traiter le cancer inflammatoire du sein, du fait de son fort potentiel métastatique et des risquent élevés de récidive.

Une chimiothérapie néo-adjuvante est pratiquée en amont de la mastectomie pour éliminer les cellules cancéreuses présentes dans le sein et, le cas échéant, ailleurs dans le corps.

La chimiothérapie est également administrée après le traitement chirurgical (adjuvante) dans l’optique de réduire les risques de rechute.

Enfin, une radiothérapie est également pratiquée pour détruire les cellules cancéreuses pouvant demeurer dans les tissus voisins après la mastectomie. Ce traitement par irradiations cible alors le thorax, l’épaule et l’aisselle de la patiente, du côté où le sein a été enlevé.

Lorsqu’un cancer du sein inflammatoire s’avère sensible aux hormones, une hormonothérapie peut être associée aux traitements pour offrir les meilleures chances de guérison à la patiente.

S’il demeure le plus rare des cancers du sein, le cancer inflammatoire est aussi l’un des plus agressifs et des plus dangereux.

Le pronostic n’est pas pour autant déterminé d’avance : chaque patiente répond différemment aux traitements et chaque cancer y réagit aussi à sa manière.

En définitive, le défi majeur posé par cette maladie réside tant dans son agressivité, que dans les difficultés posées par son diagnostic qui peut retarder la mise en œuvre d’un traitement adapté.

(SOURCE: https://www.cancer.ca/fr-ca/cancer-information/cancer-type/breast/breast-cancer/cancerous-tumours/inflammatory-breast-cancer/?region=qc)