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Les tumeurs bénignes du sein

Les différentes tumeurs bénignes du sein

Les seins peuvent être le siège de nombreuses tumeurs de diverses natures, dont la plupart sont heureusement bénignes, même si le cancer occupe souvent toutes les pensées.

Adénome, adénofibrome, lipome… Les affections mammaires à même de se traduire par l’apparition d’une ou de plusieurs tumeurs de tailles variées sont multiples.

Bien qu’il soit utile d’apprendre à les reconnaître pour ne pas s’inquiéter déraisonnablement, il reste hautement recommandé de consulter en cas de tumeur mammaire afin qu’un professionnel de santé puisse s’assurer de son absence de malignité.

Rappelons qu’en cas de tumeur maligne, ou cancer du sein, un diagnostic précoce offre presque toujours un bien meilleur pronostic et permet souvent d’opter pour une thérapie moins agressive.

 

Tumeurs bénignes et malignes du sein

Une tumeur bénigne du sein est une masse non cancéreuse, c’est-à-dire dénuée de potentiel métastatique et, de fait, destinée à rester localisée.

On oppose les tumeurs bénignes aux tumeurs malignes du sein qui sont amenées à former des métastases se propageant aux autres organes du corps.

Ce sont ces métastases qui, en envahissant des organes vitaux (poumon, cerveau, etc.), confèrent au cancer du sein son potentiel létal. Les tumeurs malignes ont, en outre, l’habitude de récidiver après un traitement.

Une tumeur bénigne du sein, elle, ne menace pas les organes vitaux de l’organisme. Ses conséquences sont essentiellement esthétiques et/ou douloureuses. Une fois la tumeur bénigne traitée, les récidives sont rares.

 

Les tumeurs bénignes du sein

Il existe un grand nombre de tumeurs bénignes du sein distinctes, certaines étant autrement plus rares que d’autres. Parmi les plus communes, on compte l’adénofibrome, le papillome intracanalaire, le cystosarcome, le lipome et l’hamartome mammaire.

L’adénofibrome ou fibroadénome du sein

L’adénofibrome du sein, aussi nommé fibroadénome ou fibrome, est une masse bénigne essentiellement composée de tissus fibreux et glandulaires.

Il s’agit de la tumeur bénigne la plus fréquemment retrouvée chez les femmes de moins de 30 ans, et environ 10 % des femmes en développeront une au cours de leur vie.

Contrairement au cancer du sein qui peut exceptionnellement atteindre les hommes, l’adénofibrome est une tumeur exclusivement féminine.

Les causes de l’adénofibrome ne sont pas parfaitement élucidées à ce jour, mais une sensibilité accrue de certains tissus mammaires aux œstrogènes pourrait être en cause.

L’adénofibrome se caractérise par une masse lisse, ferme et bien délimitée d’un volume allant couramment de 2 à 3 cm de diamètre, bien qu’il puisse mesurer de 1 à 15 cm. La masse est généralement indolore, mais peut engendrer un préjudice esthétique.

Cette tumeur est souvent unique et unilatérale, mais peut être multiple et unilatérale. L’adénofibrome est rarement corrélé à un cancer du sein, mais il reste recommandé de mettre en place un suivi adapté chez les femmes qui en souffrent.

À partir de 5 cm, on parle d’adénofibrome géant, et lorsqu’une patiente présente plus de 5 tumeurs, on parle de polyadénomatose mammaire. Ces cas de figure sont rares et spécifiques. Ils semblent corrélés à une anomalie de l’organe mammaire.

Papillome intracanalaire

Le papillome intracanalaire est une petite tumeur bénigne qui se développe dans les canaux galactophores du sein.

Relativement rare, il représente moins de 10% des masses bénignes du sein. Les hommes peuvent en être atteints, bien que les femmes soient significativement plus touchées.

Le papillome intracanalaire est une verrue qui se traduit essentiellement par un écoulement clair ou sanguinolent. Il est parfois possible de palper une masse granuleuse de taille réduite, généralement située près du mamelon.

Classiquement, un papillome est associé à un risque de cancer accru, plus ou moins modéré. Toutefois, la grande majorité des papillomes intracanalaire ne sont pas corrélés à un cancer du sein.

On considère que certaines particularités sont plus à risque, et notamment la présence de papillomes multiples et/ou de lésions atypiques, associées à une croissance cellulaire anormale.

Le cystosarcome phyllode

Le cystosarcome phyllode, ou tumeur phyllode, est une masse qui se développe à partir des tissus conjonctifs ou glandulaires du sein. Rare, cette affection représenterait moins de 1% de toutes les tumeurs mammaires.

Il se traduit par une masse ronde, ferme et lisse, parfois douloureuse. Les tumeurs phyllodes évoluent rapidement et sont souvent assez volumineuses au moment du diagnostic, avec une moyenne de 4 à 5 cm de diamètre.

Environ la moitié des tumeurs phyllodes sont complètement bénignes, les autres présentant un potentiel malin ou, plus rarement, une malignité.

On estime que 10 % à 20 % des tumeurs phyllodes évoluent en métastases (souvent pulmonaires), et les récidives sont relativement courantes (15 % à 30 %  des cas).

Le lipome mammaire

Le lipome est une tumeur adipeuse bénigne qui prend la forme d’une masse molle, indolore, bien délimitée, plate et ovale.

Bien qu’inoffensive, cette masse graisseuse, d’un volume parfois significatif et souvent situé très en surface, peut causer des désordres esthétiques nuisibles au bien-être psychologique des patientes.

Le lipome mammaire est plutôt rare, et on retrouve plus volontiers ce type de tumeur sur d’autres parties du corps (bras, hanche, dos, etc.). Il n’est pas associé à un risque accru de cancer du sein.

L’hamartome ou adénofibrolipome mammaire

L’hamartome, aussi nommé adénofibrolipome, est une tumeur mammaire bénigne rare. Il s’agit de tissus mammaires normaux isolés du reste de l’organe mammaire par un tissu conjonctif.

L’hamartome résulte d’une anomalie de développement embryonnaire, soit d’une malformation congénitale.

Ses formes et ses conséquences peuvent être variées, et il peut arriver qu’il altère le fonctionnement de l’organe concerné (ici la glande mammaire), rendant la lactation difficile.

Les complications sont rares, mais certains hamartomes (moins de 2%) pourraient évoluer en carcinome, soit en tumeur cancéreuse.

 

 

Si la plupart des tumeurs bénignes du sein sont tout à fait sans danger, il demeure toujours essentiel de consulter un professionnel de santé lorsque vous détectez une masse au niveau d’un ou des deux seins.

Certaines de ces masses, comme le cystosarcome phyllode, méritent en effet d’être traitées pour ne pas engendrer un risque accru de cancer du sein. D’autres, jugées peu dangereuses, ne demandent qu’une surveillance adaptée.

 

(SOURCE : https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01915643/document ; https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2015-04/refces_k_du_sein_vf.pdf ; https://www.arcagy.org/infocancer/localisations/cancers-feminins/cancer-du-sein/maladie/les-tumeurs-benignes.html/ )