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Hémoglobine basse (anémie) et cancer : le manque de globules rouges chez le patient cancéreux

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Principaux points abordés dans cet article

L’anémie, fréquente chez les patients atteints de cancer, résulte du cancer lui-même ou des traitements, entraînant une fatigue intense. Les carences en fer, vitamines ou pertes sanguines sont des causes fréquentes. Un suivi médical, une alimentation adaptée et des traitements spécifiques (suppléments, agents stimulant l’érythropoïèse, transfusions) permettent de corriger l’anémie et d’améliorer la qualité de vie et la tolérance aux soins anticancéreux.

  • L’anémie impacte fortement l’énergie et la qualité de vie des patients cancéreux.
  • Causes : cancer, traitements, carences et pertes sanguines.
  • Prise en charge par alimentation, traitements et suivi médical adapté.

Il est fréquent que les patients atteints d’un cancer souffrent d’anémie. Cette baisse des globules rouges provoquant une sensation de fatigue chronique peut être due au cancer lui-même comme aux effets secondaires des traitements. Elle est un facteur majeur d’altération de la qualité de vie. Il est cependant possible de la prévenir et de la traiter grâce à une alimentation saine et une bonne hygiène de vie, ainsi qu’à l’aide des différentes options thérapeutiques qui s’offrent au patient.

 

Le taux d’hémoglobine est bas : quelles sont les raisons ?

Un faible taux d’hémoglobine peut résulter d’une production réduite de globules rouges, de leur destruction ou de leur perte. Plus précisément, les facteurs pouvant entraîner une diminution de la production de globules rouges comprennent :

  1. Le vieillissement ou la défaillance de la moelle osseuse, qui n’arrive plus à produire des globules rouges matures
  2. Les carences en vitamines ou minéraux, dues à un apport insuffisant ou à une mauvaise absorption (par exemple, une disponibilité réduite en fer)
  3. Les troubles endocriniens (comme la dysthyroïdie ou l’hypocorticosurrénalisme)
  4. Les infections
  5. Les tumeurs (qu’il s’agisse de néoplasmes hématologiques ou d’autres types)
  6. L’insuffisance rénale, souvent associée à une production diminuée d’érythropoïétine.

 

Quel cancer provoque un faible taux d’hémoglobine bas/anémie ?

Parmi les cancers qui provoquent une anémie on compte les cancers du sang, dits cancers hématologiques, tels que la leucémie, le lymphome et le myélome multiple. ou les cancers gynécologiques tels que le cancer de l’utérus ou le cancer des ovaires.
La baisse du taux de globules rouges dans le sang peut également être l’un des symptômes du cancer du foie ou du cancer de la moelle osseuse.

 

Causes et facteurs d’un taux d’hémoglobine bas (CCMH)

Un taux de CCMH bas (ou Concentration Corpusculaire Moyenne en Hémoglobine) est le plus souvent indicatrice d’une carence en fer. Comme le fer constitue un élément essentiel de l’hémoglobine, sa diminution peut entraîner une baisse de la concentration en hémoglobine, menant ainsi à une anémie ferripriv.

Les causes d’un taux taux d’hémoglobine bas peuvent être multiples :

  1. Les causes mécaniques ou vasculaires
  2. Les altérations de la forme des globules rouges, comme la sphérocytose
  3. Les hémoglobinopathies, telles que l’anémie méditerranéenne
  4. Les déficiences enzymatiques congénitales, comme le déficit en pyruvate kinase ou en glucose-6-phosphate déshydrogénase
  5. Les maladies auto-immunes, qu’elles soient d’origine hématologique primaire ou secondaires à des formes rhumatologiques ou infectieuses
  6. L’hypersplénisme
  7. La coagulation intravasculaire disséminée
  8. Le purpura thrombocytopénique thrombotique, également connu sous le nom de syndrome hémolytique et urémique
  9. La réaction transfusionnelle
  10. Les tumeurs, qu’elles soient hématologiques ou solides

TCMH et CCMH : des paramètres clés pour l’analyse de l’hémoglobine

La teneur corpusculaire moyenne en hémoglobine (TCMH) et la concentration corpusculaire moyenne en hémoglobine (CCMH) sont deux paramètres sanguins couramment analysés lors d’un bilan hématologique. La TCMH correspond à la quantité moyenne d’hémoglobine présente dans un globule rouge. L’hémoglobine étant la molécule essentielle au transport de l’oxygène vers les organes, cette mesure permet d’évaluer la capacité des globules rouges à assurer cette fonction vitale.

Quant à la CCMH, elle reflète la concentration d’hémoglobine au sein des globules rouges et est considérée comme un indicateur plus précis que la TCMH. En effet, alors que la TCMH donne une valeur absolue, la CCMH prend en compte le volume du globule rouge, offrant ainsi une évaluation plus affinée de la teneur en hémoglobine. Ces deux indicateurs sont souvent analysés conjointement afin d’aider à identifier certaines anomalies sanguines, comme l’anémie.

Une variation de ces paramètres peut être le signe d’une carence en fer, d’un trouble de la production des globules rouges ou encore d’une pathologie affectant la qualité de l’hémoglobine. Leur analyse contribue ainsi au diagnostic et au suivi de diverses affections hématologiques.

Le lien entre TCMH, CCMH et cancer

Bien que la TCMH et la CCMH ne soient pas des marqueurs spécifiques du cancer, leur variation peut être observée chez certains patients atteints de cette maladie. Plusieurs explications permettent de comprendre cette relation.

Anémie et cancer : L’impact de la CCMH et de la TCMH sur les globules rouges

De nombreux patients atteints de cancer développent une anémie, souvent causée par une inflammation chronique, une carence en fer liée à la maladie ou encore par les effets secondaires des traitements (chimiothérapie, radiothérapie). Une baisse de la TCMH et/ou de la CCMH peut alors être constatée.

Effet de la chimiothérapie sur la production de globules rouges et la concentration en hémoglobine

Certains traitements anticancéreux affectent la production des globules rouges dans la moelle osseuse, ce qui peut modifier la concentration d’hémoglobine et entraîner une diminution de la TCMH et de la CCMH.

Cancers hématologiques

Les leucémies ou les lymphomes peuvent perturber la production et la qualité des globules rouges, influençant directement ces paramètres.

Ainsi, bien qu’une variation de la TCMH et de la CCMH puisse être un signe indirect de certaines pathologies cancéreuses ou de leurs traitements, ces mesures ne permettent pas à elles seules de diagnostiquer un cancer.

Cancer et anémie : pourquoi le taux d’hémoglobine baisse-t-il dans le cadre de la maladie ?

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Si les patients atteints de cancer sont à risque de souffrir d’anémie à cause du cancer lui-même, ils peuvent aussi l’être à cause des traitements suivis pour combattre la maladie. En effet, les radiothérapies ou chimiothérapies peuvent altérer la production ou la libération d’une hormone qui, secrétée par les reins, envoie à la moelle osseuse le signal de produire des globules rouges. Les traitements peuvent ainsi conduire à la baisse du taux de globules rouges dans le sang, et donc d’hémoglobine, la composante des globules rouges qui transporte l’oxygène et les nutriments des poumons aux organes et aux tissus. Lorsque le taux d’hémoglobine est trop bas, ces derniers ne reçoivent pas assez d’oxygène pour fonctionner. C’est ce qui cause cette impression de fatigue intense que le repos et le sommeil ne soulagent pas. Si le patient est trop anémié, l’équipe soignante peut décider de décaler les séances de chimiothérapie ou de radiothérapie.

Par ailleurs, les nausées, les vomissements et la perte d’appétit provoqués par les traitements subis peuvent affecter la manière dont le patient s’alimentera, or une bonne alimentation conditionne la production des globules rouges. Si des carences apparaissent en fer (dont est principalement composée l’hémoglobine), en acide folique et en vitamine B12, le risque de voir apparaitre l’anémie est important. Il faut également préciser que le cancer peut être un obstacle à la bonne absorption de ces nutriments par l’organisme.

Enfin, l’anémie peut aussi être la conséquence de saignements importants survenus lors d’une intervention chirurgicale.

Taux d’hémoglobine bas et cancer : Qu’est-ce que l’anémie inflammatoire ?

On parle d’anémie inflammatoire quand la baisse du taux d’hémoglobine est due à un état inflammatoire qui peut être provoqué par un cancer (mais aussi par une maladie rhumatismale ou par une infection). L’anémie inflammatoire apparaît lorsque la production de globules rouges est trop faible. Si elle est répandue chez les patients souffrant de cancer, elle reste assez méconnue. Cause d’une fatigue importante, elle est par ailleurs associée à une faible réactivité de la tumeur aux traitements.

 

Taux d’hémoglobine bas : adaptez votre quotidien

Assurez-vous de vous reposer suffisamment pour maintenir un bon niveau d’énergie et mieux gérer l’anémie et ses symptômes.

Évitez les activités prolongées ou de forte intensité. Pensez aussi à intégrer des périodes de repos tout au long de la journée et priorisez vos tâches en réalisant d’abord celles qui sont les plus essentielles.

Tentez de minimiser les étourdissements en vous levant délicatement lorsque vous êtes en position assise ou que vous sortez du lit, asseyez-vous d’abord sur le bord pendant un moment avant de vous lever.

Adoptez une alimentation équilibrée incluant des aliments riches en fer comme les légumes verts à feuilles, le foie et la viande rouge bien cuite.

 

Quels sont les symptôme d’une anémie (taux d’hémoglobine bas) et comment la diagnostiquer ?

symptome anemie

Les symptômes de l’anémie, légers au début, s’aggravent à mesure que le taux de globules rouges chute. Parmi les symptômes de l’anémie, on compte les suivants :

  • Une sensation de fatigue persistante ;
  • Des vertiges ;
  • Des troubles de la concentration ;
  • Un essoufflement à l’effort ainsi qu’au repos ;
  • Des maux de tête ;
  • Une accélération du trouble cardiaque ;
  • Une sensation de faiblesse diffuse ;
  • Une difficulté à se souvenir et à accomplir ses activités habituelles ;
  • Une pâleur au niveau des paupières inférieures, des ongles et des lèvres.

 

Afin de confirmer le diagnostic, il est nécessaire d’effectuer une prise de sang. Selon le genre et l’âge du patient, le taux idéal d’hémoglobine ne sera pas le même. On parle d’anémie lorsque le taux d’hémoglobine est inférieur à 13 grammes par décilitre chez l’homme et à 12 grammes par décilitre chez la femme.

 

Que faire pour prévenir ou soigner un taux d’hémoglobine bas ?

L’anémie peut avoir des conséquences sur le moral et la qualité de vie, c’est pourquoi il est important qu’elle soit prise en charge. Prévenir ou guérir l’anémie passe dans un premier temps par l’alimentation. Si les traitements altèrent votre appétit, une solution peut consister à fractionner vos repas en ingérant de petites quantités tout au long de la journée, que vous garderez toujours à portée de main. Les aliments à privilégier pour rétablir votre taux de globules rouges sont les aliments riches en fer, tels que les œufs, le poisson, la viande et les céréales complètes. Les aliments riches en acide folique tels que le saumon, la levure de bière ou encore les pois cassés vous seront également bénéfiques. Enfin, veillez à consommer suffisamment d’aliments riches en vitamine B12 comme le fromage, les légumes secs ou les épinards.

L’activité physique sera elle aussi d’une grande aide contre l’anémie : d’une part parce que, pratiquée avant les repas, elle stimulera votre appétit s’il est mis à mal, et d’autre part parce qu’elle permettra d’entretenir votre masse musculaire.

Votre médecin peut également vous prescrire un traitement. Il peut vous supplémenter en fer, ou vous proposer un traitement qui stimule la production de globules rouges. Ces médicaments sont des agents stimulants l’érythropoièse (ASE).

Enfin, dans le cas où l’anémie est considérée comme sévère, une transfusion sanguine sera envisagée. L’intérêt d’une transfusion est que son effet est immédiat et qu’elle permet d’augmenter rapidement le taux d’hémoglobine dans le sang. Les transfusions ont lieu en milieu hospitalier. Leur durée dépend du type de transfusion, du poids du patient et du volume du produit transfusé.

L’anémie est une cause majeure d’altération de la qualité de vie du patient, elle est aussi une cause de résistance aux traitements anti-cancéreux. Ainsi, il est nécessaire de la traiter au mieux, dès que le diagnostic est posé. N’hésitez pas à avertir votre équipe soignante en cas de sensation de fatigue diffuse, afin que les examens sanguins et un traitement adapté vous soient prescrits, ce qui permettra de ne pas laisser s’installer l’anémie et de limiter les conséquences néfastes qu’elle peut occasionner sur votre qualité de vie.

Comme précisé précédemment, le risque de récidive du cancer à la suite d’une hystérectomie, qu’elle soit partielle, totale ou totale avec salpingo-ovariectomie est faible, des études récentes le prouvent. Pour autant, à la suite d’une hystérectomie, il est nécessaire de prévoir des examens réguliers. Dans le cas d’une suspicion de cancer, votre médecin vous prescrira des tests à effectuer tels qu’un examen pelvien, des prises de sang ou des radios. Cela permettra de contrôler l’éventualité d’une récidive et d’écarter l’apparition d’autres maladies.

De façon générale, si vous présentez des symptômes inhabituels ou persistants, avertissez-en votre médecin. Les préconisations de l’American Cancer Society suggèrent de consulter votre équipe soignante si vous présentez des symptômes associés aux cancers gynécologiques plus de douze fois par mois. Le traitement du cancer de l’ovaire ou du péritoine est vital et doit être mis en place le plus tôt possible.

Hématocrite bas et cancer : causes, symptômes et traitements

Qu’est-ce que l’hématocrite et pourquoi est-il important ?

L’hématocrite représente le pourcentage de globules rouges dans le volume total de sang. Un taux d’hématocrite bas indique une diminution du nombre de globules rouges, souvent associée à une anémie. Les valeurs normales varient selon le sexe et l’âge, mais généralement, un hématocrite bas est considéré en dessous de 36% chez les femmes et 41% chez les hommes.

Causes possibles d’un hématocrite bas chez les patients atteints de cancer

Chez les patients atteints de cancer, plusieurs facteurs peuvent entraîner une diminution de l’hématocrite :

Diminution de la production de globules rouges
Certains cancers et leurs traitements, comme la chimiothérapie et la radiothérapie, affectent la moelle osseuse, réduisant ainsi la production des globules rouges.

Carences en fer et en vitamines essentielles
Les patients cancéreux peuvent souffrir de carences en fer, en vitamine B12 ou en acide folique, nutriments nécessaires à la fabrication des globules rouges. Ces carences sont souvent dues à une alimentation inadaptée ou une absorption altérée par l’organisme.

Pertes sanguines chroniques liées à certaines tumeurs
Certains cancers, notamment gastro-intestinaux, peuvent provoquer des hémorragies internes, entraînant une diminution progressive du taux d’hématocrite.

Symptômes et impact d’un hématocrite bas chez le patient cancéreux

Un taux d’hématocrite bas peut provoquer plusieurs symptômes, tels que :

  • Fatigue intense
  • Pâleur inhabituelle
  • Essoufflement rapide
  • Vertiges ou sensation de malaise

Ces effets peuvent altérer la qualité de vie des patients et réduire leur tolérance aux traitements anticancéreux.

Comment traiter un hématocrite bas chez un patient atteint de cancer ?

Le traitement dépend de la cause sous-jacente et peut inclure :

  • Des suppléments en fer et en vitamines pour corriger une carence nutritionnelle
  • Des agents stimulant l’érythropoïèse pour favoriser la production de globules rouges
  • Des transfusions sanguines en cas d’anémie sévère

Une évaluation médicale est essentielle pour adapter la prise en charge et améliorer les résultats cliniques.

Un hématocrite bas est fréquent chez les patients atteints de cancer et peut avoir un impact significatif sur leur état de santé. Une prise en charge adaptée permet de réduire les symptômes et d’optimiser la tolérance aux traitements anticancéreux.