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Le cancer de l'utérus

Les différents stades du cancer de l’utérus

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Les différents stades du cancer de l’utérus permettent d’analyser l’évolution de la maladie. Ils visent, en corrélation avec d’autres critères d’analyse, à élaborer un pronostic et à déterminer quels sont les protocoles de traitements les plus indiqués. À l’heure actuelle, le cancer de l’utérus comprend quatre stades divisés en sous-catégories. Ces stades ne correspondent pas aux mêmes critères en fonction du type de tumeur en cause. Pour imager l’évolution de la maladie, il arrive également qu’on parle de stade local, régional, avancé, distant, ou encore métastatique qui auront chacun un traitement approprié.

 

L’organe de  l’utérus (endomètre)

L’utérus, organe féminin destiné à accueillir l’embryon durant la grossesse, est composé de différents tissus pouvant être le siège de cancers variés. Le terme de « cancer de l’utérus » désigne le cancer de l’endomètre. Il ne doit pas être confondu avec le cancer du col de l’utérus.

Utérus et cancer

 

Le cancer du col de l’utérus est, le plus souvent, un carcinome qui survient à la suite d’une infection au papillomavirus, un agent infectieux sexuellement transmissible extrêmement présent au sein de nos populations. Plus de 95 % des cancers de l’endomètre sont des carcinomes de l’utérus. On estime que quasiment toutes les personnes sexuellement actives ont été exposées au papillomavirus ou y seront exposées un jour, c’est pourquoi, en France, une campagne de vaccination massive a été mise en œuvre dès les années 2000.

Environ 2 900 cancers du col de l’utérus sont diagnostiqués chaque année en France, et environ 1 1000 femmes décèdent de ce cancer tous les ans.

Il est essentiel de noter qu’une infection au papillomavirus ne donne pas systématiquement lieu à un cancer. Elle occasionne plus volontiers des lésions précancéreuses qui, dans certains cas, évoluent en cancer. Le cancer de l’utérus est un carcinome ou un sarcome du corps utérin, et plus précisément de l’endomètre, muqueuse tapissant l’intérieur de l’utérus. Il est plus répandu que le cancer du col de l’utérus, mais de meilleur pronostic, avec un taux de survie à 5 ans de 80% à 90%, contre 63% pour le carcinome du col utérin.

L’hyperplasie atypique de l’endomètre est considérée comme un état précancéreux favorisant la survenue du cancer de l’utérus.

 

La stadification du cancer de l’utérus (endomètre)

La stadification du cancer de l’utérus est essentielle pour élaborer un protocole thérapeutique adapté aux spécificités de la maladie et au profil de la patiente.

Elle consiste à étudier le stade d’évolution de la tumeur pour découvrir où en est la maladie dans son avancement. Son élaboration se base sur l’analyse de la quantité de cellules cancéreuses présentes dans l’organisme et de la manière dont elles se sont étendues, ou infiltrées, au sein de différents tissus.

La stadification du sarcome et du carcinome de l’utérus est élaborée à l’aide du système de classification FIGO. Contrairement au système TNM utilisé pour la stadification du cancer du sein, la classification FIGO ne comprend pas de stade 0. La stadification est exprimée généralement en chiffre romain allant de I à 4, avec des sous catégories pour définir chaque type de tumeurs et ses propriétés. Plus le chiffre est élevé, plus la maladie s’est propagée dans l’organisme et en dehors de son siège initial.

Si le système de stadification utilisé est le même, les différents stades du carcinome ne sont pas les mêmes que ceux du sarcome de l’utérus.

Les professionnels de santé peuvent également employer certains termes pour définir l’extension d’un cancer de l’utérus :

  • « local » signifie que le cancer est retrouvé uniquement dans l’utérus, sans propagation en dehors de celui-ci et sans métastases ;
  • « régional » définit les cancers qui se sont étendus en dehors de l’utérus, mais tout proche de celui-ci. En général, le terme régional signifie que la maladie a envahi les ganglions lymphatiques du bassin et ceux entourant l’aorte ;
  • lorsqu’on parle de cancer « distant », cela veut dire qu’il existe une propagation dans une ou plusieurs parties du corps éloignées du siège initial (et donc, de l’utérus). Il existe donc des métastases.

 

Les carcinomes de l’utérus (endomètre) et leurs stades

Il existe différents types de carcinomes utérins. Le plus fréquent est le carcinome endométrioïde, qui représente entre 75 et 80 % des diagnostics de carcinomes de l’endomètre.

carcinome de l'utérus

 

Le carcinome endométrioïde

Il se développe à partir des glandes de l’endomètre.

Il existe différents types de carcinomes endométrioïde. L’un d’entre eux est le carcinome endométrioïde à différenciation épidermoïde. S’il s’agit d’une tumeur composée de cellules glandulaires cancéreuses et de cellules malpighiennes non cancéreuses, on l’appelle adénoacanthome. En revanche, si elle est composée de cellules glandulaires cancéreuses et de cellules malpighiennes aussi cancéreuses, on parle de carcinome adénosquameux ou à cellules mixtes.

Le carcinome de l’utérus peut aussi être :

  • un adénocarcinome mucineux
  • un adénocarcinome séreux (adénocarcinome papillaire séreux)
  • adénocarcinome à cellules claires
  • carcinome épidermoïde
  • carcinome à cellules transitionnelles
  • carcinome à petites cellules
  • carcinome indifférencié

Les différents stades du carcinome de l’utérus (endomètre)

Le carcinome de l’utérus comprend 4 stades, dont certains sont divisés en sous-catégories, pour un total de 8 catégories.

  • Le carcinome de stade IA est une tumeur localisée dans l’endomètre, pouvant envahir jusqu’à la moitié du myomètre. Au stade IB, la moitié, ou plus, du myomètre est envahie.
  • Le carcinome de stade II présente un envahissement du col de l’utérus. Il ne s’agit pourtant pas d’un cancer du col de l’utérus, puisque le site primitif du cancer est l’endomètre.
  • Le carcinome de stade IIIA s’étend à la séreuse utérine (couche utérine externe) et/ou aux organes annexes (ovaires, trompes de Fallope…).
  • Le stade IIIB correspond à un envahissement du vagin et/ou des tissus conjonctifs utérins (paramètres), et le stade IIIC à l’envahissement des ganglions pelviens et/ou para-aortiques.
  • Enfin, le stade IVA correspond à l’envahissement d’organes plus lointains, tel que la vessie, le rectum ou l’intestin.
  • Au stade IVB, des métastases se forment et voyagent dans l’organisme par le sang et la lymphe, atteignant des organes encore plus éloignés, comme le foie, les poumons ou les os.

 

Le sarcome utérin et ses stades

Le sarcome utérin désigne les tumeurs qui se forment dans le tissu musculaire ou le tissu conjonctif de l’utérus. Il s’agit de types plus rares de cancers de l’utérus, puisqu’ils représentent seulement 2 à 5 % des cancers utérins. Le type de sarcome de l’utérus le plus fréquent est le léiomyosarcome. Il prend naissance dans le myomètre, la couche musculaire de la paroi utérine.

La forme la plus rare de sarcome utérin est le sarcome du stroma de l’endomètre. Il se développe dans le tissu conjonctif qui soutient l’endomètre. S’il est de bas grade, on le retrouve habituellement chez des femmes avant la ménopause. En revanche, s’il est de haut grade, on le diagnostique essentiellement chez les femmes ménopausées. Le sarcome indifférencié est une forme rare et agressive de sarcome du stroma de l’endomètre.

 

Les différents stades du sarcome de l’utérus

Comme le carcinome de l’utérus, l’évolution du sarcome suit 4 stades, dont certains comprennent plusieurs étapes distinctes pour un total de 9 catégories.

  • Le stade IA correspond à un sarcome dont la taille est inférieure à 5 cm, et qui demeure entièrement localisé dans l’endomètre.
  • Au stade IB, le sarcome demeure toujours localisé dans l’endomètre uniquement, mais la tumeur peut mesurer plus de 5 cm.
  • À partir du stade IIA, le sarcome envahit les organes annexes, à savoir les ovaires, les trompes de Fallope, les ligaments ou le vagin. Le stade IIB survient lorsque d’autres tissus du bassin sont envahis.
  • Le stade IIIA correspond à une extension de la tumeur cancéreuse à une autre région de l’abdomen. Au stade IIIB, le sarcome s’étend à au moins 2 régions de l’abdomen, et, au stade IIIC, les ganglions pelviens ou para-aortiques sont envahis.
  • Le stade IVA correspond à un envahissement d’organes plus éloignés : la vessie et/ou le rectum. Le stade IVB est celui des métastases, lors duquel les cellules cancéreuses voyagent dans tout l’organisme et peuvent atteindre n’importe quel organe (foie, poumon, os, cerveau, etc.).

Bien que la stadification donne de précieuses informations sur le cancer de l’utérus, ce n’est pas le seul élément à prendre en compte pour élaborer un pronostic et mettre en œuvre un protocole de traitement performant.

Le grade du cancer, c’est-à-dire son degré d’agressivité, ainsi que le profil et la volonté de chaque patiente doivent aussi faire partie de l’équation et peuvent complètement bousculer le champ des possibilités thérapeutiques.

 

Le cancer de l’utérus et ses signes cliniques  – Rappel

Le cancer de l’utérus, qu’il s’agisse d’un carcinome ou d’un sarcome, peut entraîner des signes cliniques. Toutefois, il est possible qu’aucun symptôme n’apparaisse aux prémices de la maladie, lorsque le cancer utérin est encore à un stade précoce.

Par ailleurs, la présence d’un ou plusieurs de ces symptômes ne signifie pas nécessairement que vous êtes porteuse d’un cancer. D’autres maladies ou affections bénignes peuvent en être la raison. C’est pourquoi il est nécessaire de consulter votre médecin et, si besoin, de réaliser des examens complémentaires en présence de signes cliniques suspects.

Il existe plusieurs symptômes évocateurs d’un cancer de l’utérus. Le plus fréquent est le saignement vaginal inhabituel. Il peut s’agir d’une modification des menstruations (tant sur la durée que sur le flux), des saignements apparaissant entre les règles pour les femmes menstruées, ou encore l’apparition de saignements vaginaux anormaux chez les femmes ménopausées.

D’autres signes cliniques associés doivent vous motiver à contacter votre médecin pour établir un diagnostic :

  • des douleurs inhabituelles (que ce soit durant les rapports sexuels, les mictions, la défécation, ou même au repos dans l’abdomen, le bassin et les jambes) ;
  • la présence de sang dans les urines ou les selles ;
  • un aspect inhabituel des pertes vaginales (rosacées, ou similaire à du pus, parfois nauséabondes) ;
  • des saignements provenant de la vessie ou du rectum ;
  • la présence d’un lymphœdème dans les jambes ;
  • la présence d’une ascite ;
  • une perte d’appétit, une perte de poids non désirée ;
  • des difficultés respiratoires.