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L’utérus rétroversé anomalie ou variante anatomique

L’utérus rétroversé : anomalie ou simple variante anatomique ?

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Situé dans la région pelvienne, l’utérus est un organe du tractus reproducteur féminin destiné à accueillir le fœtus au cours de la grossesse.

Chez environ 70 à 80 % des femmes, il est antéversé, c’est-à-dire qu’il penche légèrement vers l’avant (vers la vessie). Chez les 20 à 30 % de femmes restantes, il est rétroversé, à savoir qu’il penche légèrement vers l’arrière (vers le rectum).

Ainsi, l’utérus rétroversé ne correspond pas à la norme, sans être pour autant une anomalie ou une maladie. C’est une simple variante anatomique, qui peut avoir quelques répercussions, rarement problématiques.

 

 

Les causes de l’utérus rétroversé

cause uterus retroverse

Un utérus rétroversé peut être naturel (primaire) ou acquis (secondaires), c’est-à-dire présent dès la naissance, ou bien provoqué par un mécanisme ou événement survenu plus tard dans la vie de la femme concernée.

Lorsqu’il est primaire, ses causes ne sont pas connues. Il survient durant le développement embryonnaire de la patiente, sans que d’éventuels facteurs de risque, processus génétiques ou déclencheurs n’aient été identifiés à ce jour.

Lorsqu’il est secondaire, il peut avoir été provoqué par une variété de causes différentes et est souvent réversible, c’est-à-dire qu’il peut retrouver sa position antéversée habituelle une fois la cause de sa réversion traitée.

Une infection, un fibrome utérin, une tumeur utérine, une endométriose, une grossesse, un accouchement difficile, une chirurgie abdominale ou la ménopause sont autant de causes possibles à un utérus rétroversé.

 

 

Les symptômes de l’utérus rétroversé

 

Dans la grande majorité des cas, l’utérus rétroversé ne provoque aucun symptôme, et la plupart des femmes qui présentent cette variante anatomique ne s’en apercevront jamais.

Plus rarement, un utérus rétroversé peut être corrélé à des dyspareunies (douleurs lors des rapports sexuels), des dysménorrhées (douleurs avant ou pendant les règles) ou à d’autres types de douleurs survenant habituellement au cours d’activités physiques.

Il arrive également que la position rétroversée de l’utérus puisse impacter le transit intestinal, engendrant notamment des problèmes de constipation. Cette manifestation de l’utérus rétroversé est notamment observée chez les femmes enceintes, durant le premier trimestre de leur grossesse.

 

Enfin, la position d’un utérus rétroversé peut compliquer légèrement la pose d’un stérilet (contraceptif intra-utérin), mais ne la compromet pas.

Une échographie peut être indiquée pour chercher une cause secondaire à l’utérus rétroversé avant la pose du stérilet, et s’assurer ainsi de l’absence de pathologies ou de contre-indication, telle que certaines endométrioses.

 

 

Les traitements de l’utérus rétroversé

 

traitement uterus retroverse

Dans la grande majorité des cas, l’utérus rétroversé ne nécessite aucun traitement, car il ne provoque aucune gêne ni symptôme chez la femme qui présente cette variante anatomique.

Toutefois, lorsqu’il engendre des douleurs, de l’inconfort ou des troubles du transit intestinal, une prise en charge peut être envisagée. La prise en charge la mieux adaptée dépend des symptômes observés et des volontés de chaque patiente.

 

En cas de dysménorrhées, la prise de contraceptifs oraux peut s’avérer efficace en réduisant le flux sanguin et en stabilisant le cycle qui sollicite cet organe.

En cas de dyspareunies ou de douleurs durant certaines activités sportives, la prise en charge se tourne plus volontiers vers des séances de rééducation pelvienne, des séances de kinésithérapie ou des exercices destinés à renforcer le soutien du tractus reproducteur.

L’adaptation des pratiques sexuelles peut être nécessaire pour éviter l’inconfort et les douleurs, souvent liées aux pénétrations profondes.

La prise de médicaments anti-inflammatoires ou d’antispasmodiques permet de contrôler les douleurs, quel que soit leur contexte de survenue.

Les solutions chirurgicales ne sont envisagées qu’en cas de symptômes véritablement invalidants, délétères pour la qualité de vie de la patiente.

 

 

Peut-on poursuivre une grossesse normale avec un utérus rétroversé ?

 

Un utérus rétroversé n’a aucun impact sur la fertilité, la poursuite d’une grossesse ou l’accouchement. Il n’est pas associé à risque supérieur de fausse couche, ne limite pas les chances de concevoir et n’induit pas de danger pour la santé de l’enfant à venir ou de la femme enceinte.

Il peut toutefois entraîner des douleurs et des troubles du transit intestinal au premier trimestre de la grossesse, qui disparaissent quand il trouve une position normale après deux ou trois mois, lorsque son volume prend de l’importance.

Dans les rares cas où l’utérus rétroversé ne se redresse pas spontanément au cours du premier trimestre de grossesse, une manœuvre peut être pratiquée par voie vaginale pour le repositionner en position antéversée afin d’éviter tout risque d’enclavement dans le bassin.

Aussi, il est parfaitement possible de mener une grossesse normale avec un utérus rétroversé. Cette variante anatomique n’est en aucun cas une contre-indication à un projet de grossesse, et ne doit pas être facteur d’anxiété.