Cancer des ovaires

Les différents traitements du cancer de l’ovaire

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Principaux points abordés dans cet article

Le traitement du cancer de l’ovaire repose principalement sur la chirurgie et la chimiothérapie, souvent combinées pour éliminer les cellules cancéreuses locales et disséminées. La salpingo-ovariectomie est privilégiée aux stades précoces, tandis que l’exentération pelvienne peut être nécessaire pour les cas plus avancés. Les thérapies ciblées émergent comme alternative prometteuse, visant les marqueurs spécifiques des tumeurs pour améliorer l’efficacité tout en réduisant les effets secondaires, notamment dans les cancers ovariens de stade avancé.

  • Chirurgie : salpingo-ovariectomie ou exentération pelvienne.
  • Chimiothérapie : traitement systémique complémentaire.
  • Thérapies ciblées : alternatives en développement pour stades avancés.

Le cancer de l’ovaire est une pathologie agressive, souvent diagnostiquée tardivement. Aussi, il exige une réponse thérapeutique tout aussi agressive, mobilisant différents traitements.

Bien que chaque cas soit différent et que chaque patiente bénéficie d’un protocole traitement personnalisé, la chirurgie oncologique et la chimiothérapie sont typiquement les deux armes thérapeutiques majeures de la prise en charge des tumeurs ovariennes.

Avec les progrès de la médecine et l’avènement des thérapies ciblées, nouveaux traitements prometteurs, la mortalité liée au cancer de l’ovaire ne cesse de diminuer depuis les années 2010.

 

Consultez notre article sur le diagnostic du cancer des ovaires

 

Traitement du cancer des ovaires par chirurgie salpingo-ovariectomie

La chirurgie oncologique est le traitement local de première intention du cancer de l’ovaire. Lorsque la tumeur est diagnostiquée à un stade très précoce de son développement (stade IA ou IB), la chirurgie est parfois le seul traitement nécessaire.

Le type d’intervention chirurgicale préconisé dépend de la nature du cancer diagnostiqué, de sa localisation, de sa taille, de sa forme et de son étendue.

 

Lorsque le cancer est encore limité à l’intérieur des ovaires et que l’enveloppe de ces derniers est intacte avant et après la chirurgie, la chirurgie de référence est une salpingo-ovariectomie, ablation des ovaires et des trompes de Fallope.

En effet, le risque de présence de cellules cancéreuses en dehors de la capsule ovarienne est réduit, il n’est donc pas nécessaire d’ôter une grande marge de tissus autour des ovaires pour réduire les risques de récidive.

En revanche, si les cellules cancéreuses sont susceptibles de s’être infiltrées à l’extérieur de la capsule ovarienne, une intervention chirurgicale plus radicale peut être indiquée.

La chirurgie radicale du cancer de l’ovaire consiste habituellement en une exentération pelvienne comprenant l’ablation des ovaires, des trompes de Fallope, de l’utérus, des ligaments de soutien de ces organes et des ganglions lymphatiques de la région pelvienne.

 

Chez la femme ménopausée – profil le plus représenté parmi les patientes atteintes de cancer de l’ovaire, l’ablation chirurgicale des ovaires, trompes de Fallope et utérus n’a pas d’impacts majeurs sur la santé à long terme, car ces organes ne sont déjà plus fonctionnels.

L’exentération pelvienne demeure toutefois une opération lourde, qui peut présenter des complications et des séquelles douloureuses, voire fonctionnelles si des organes du tractus digestif ont été touchés.

 

Traitement du cancer des ovaires par chimiothérapie

 

 

La chimiothérapie est le traitement systémique de référence du cancer de l’ovaire. Elle est presque systématiquement associée la chirurgie oncologique dans la prise en charge de cette maladie.

Alors que la chirurgie est un traitement local, qui élimine localement la tumeur, la chimiothérapie est un traitement global qui circule dans le sang et peut toucher toutes les cellules cancéreuses, où qu’elles se trouvent dans l’organisme.

Ces deux thérapies se complètent ainsi parfaitement, la chirurgie permettant d’éliminer la majorité des cellules cancéreuses en ôtant la tumeur, et la chimiothérapie éliminant les éventuelles cellules cancéreuses résiduelles.

 

Pour cause, le propre d’une tumeur cancéreuse est d’évoluer d’une masse localisée vers une lésion envahissante, dont les cellules se détachent pour voyager dans le sang et la lymphe à travers l’organisme et coloniser de nouveaux organes distants (foie, poumon, cerveau, etc.).

Ces petites cellules détachées sont impossibles à localiser par l’imagerie médicale ou au cours de la chirurgie. Lorsqu’elles survivent dans l’organisme, elles peuvent engendrer la formation de métastases (nouvelles tumeurs) et/ou de récidives locales.

La chimiothérapie permet ainsi de réduire les risques de récidive en éliminant les cellules cancéreuses qui pourraient persister dans l’organisme, même lorsqu’il est impossible de les localiser précisément.

 

Les substances antitumorales administrées dans le cadre d’une chimiothérapie peuvent avoir des effets secondaires lourds, qui varient d’une patiente à l’autre sans que cela n’ait de lien avec l’efficacité du traitement ou la gravité de la maladie.

Dans la plupart des cas, les effets secondaires de la chimiothérapie sont réversibles et disparaissent à la fin du traitement.

 

Nouveau traitement du cancer de l’ovaire : les thérapies ciblées

 

Les thérapies ciblées sont de nouveaux genres de chimiothérapies novatrices qui provoquent moins d’effets secondaires pour une efficacité supérieure.

Leur utilisation repose sur l’identification des marqueurs spécifiques d’une tumeur lors de l’examen anatomopathologique.

Le traitement consiste ensuite à cibler précisément ces marqueurs au lieu de cibler toutes les cellules en division, comme le fait la chimiothérapie traditionnelle.

 La destruction de toutes les cellules en division de l’organisme détériore fortement les tissus sains en plus d’attaquer les cellules cancéreuses, ce qui limite l’utilisation de ce traitement à un seuil de toxicité et, en conséquence, son efficacité.

À l’heure actuelle, les thérapies ciblées sont encore en cours d’évaluation et s’adressent plutôt aux patientes souffrant de tumeurs ovariennes de stade avancé.

 

Consultez notre article sur les nouveaux traitements du cancer des ovaires

 

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